L'entrée du Olympic Green de Pékin

Quatre ans après les jeux olympiques – Chine

L'entrée du Olympic Green de Pékin

L’entrée du Olympic Green de Pékin © Shih-Hao Tseng

A l’ouverture des Jeux Olympiques en 2008, Pékin voulait montrer sa capacité d’accueillir un événement international.

Au musée de la planification urbaine de Pékin, une maquette impressionnante montre l’axe séquentiel nord-sud de la capitale. A l’extrême nord de l’axe se trouve le parc olympique (Olympic Green), après le stade en nid d’oiseau conçu par les architectes suisses Herzog & de Meuron et la piscine nationale conjointement conçue par le cabinet australien PTW et le britannique Arup. Avec la forêt olympique, c’est un projet d’ensemble de plus de 1000 ha conçu par l’agence d’urbanisme américaine Sasaki avec l’objectif de favoriser le développement durable et un horizon post-olympique.

Les autorités chinoises avaient profité des Jeux Olympiques pour accélérer le développement de la capitale : le réseau de métro a pratiquement doublé, l’aéroport international a été agrandi, l’Airport Express a été mise en service, une nouvelle ligne à grande vitesse a été construite, des travaux d’embellissement ont été réalisés. L’image d’un nouveau Pékin s’épanouit. En faisant table rase des anciens quartiers, le site olympique s’est dévoilé à la veille des Jeux Olympiques avec le souhait de « se développer avec la nature ».

Aujourd’hui sur l’Olympic Green, et quatre ans après ce grand spectacle, le stade nid d’oiseaux paraît déserté. Avec un coût d’entretien trop élevé, les équipements olympiques montrent les premiers signes de dégradation. Les zones à urbaniser sur le site restent peu construites et la voirie n’est pas en service. Le bassin dans le parc est envahi par des algues. Cependant la chanson d’accueil des Jeux Olympiques reste diffusée sur l’esplanade pour rappeler en nostalgie ce moment inoubliable.

Le schéma directeur de Pékin pour l’horizon de 2004-2020 prévoit de développer « 2 axes, 2 zones, multi-centres » avec jusqu’à 30 lignes de métro. La polarité voulue autour du parc Olympique n’est pas encore au rendez-vous. Tout reste à construire dans un climat financier et immobilier moins propice. La transformation du stade en centre commercial est en discussion en raison de difficultés à rentabiliser les installations sportives.

Nous entrons dans la phase post-olympique, il est peut-être temps de travailler plus à l’échelle du quartier; d’intervenir à la limite entre le nouveau Pékin et l’ancien, aux endroits où ils se confrontent, de planifier et de créer une ville plus en continuité et en harmonie.

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